Maîtriser vos achats de gaz
Votre contrat de gaz arrive à échéance ? La fin des tarifs réglementés vous laisse perplexe ? Vous recevez des factures qui s'envolent sans que personne ne comprenne pourquoi ?
Le gaz est l’un des postes de charges les plus volatils d’une copropriété. Entre les fournisseurs (historique ou alternatifs), les offres fixes ou indexées, la durée du contrat et les fluctuations du marché, les écarts de prix peuvent atteindre 30 % à consommation équivalente — à condition de savoir quand signer et avec qui.
« En gaz, c'est le bon timing qui fait le bon prix »
3 paramètres font votre facture
Le coût du gaz en copropriété dépend de plusieurs leviers. Voici les trois critères à maîtriser pour éviter les mauvaises surprises.
Prix fixe
ou indexé
Un prix fixe sécurise votre budget sur 1 à 3 ans, même si le marché monte. Un prix indexé (sur le PEG ou le TRV) suit le marché à la baisse comme à la hausse. Choisir la bonne formule dépend du contexte de marché au moment de la signature.
Le profil
de consommation
La volumétrie annuelle, la saisonnalité et la puissance souscrite déterminent le tarif que les fournisseurs peuvent vous proposer. Une copropriété avec chauffage collectif au gaz n'aura pas les mêmes offres qu'une copropriété avec simple gaz cuisson en parties communes.
Le timing
de signature
Le marché de gros du gaz peut varier de 30 à 50 % en quelques mois. Signer son contrat en plein pic hivernal peut coûter extrêmement cher. Anticiper la signature en période calme (printemps / été) permet souvent de sécuriser des tarifs bien meilleurs.
La fin des tarifs réglementés du gaz
Depuis le 1er juillet 2023, les tarifs réglementés de vente du gaz naturel ont définitivement disparu pour les particuliers et les copropriétés. Tous les contrats sont désormais souscrits en offre de marché, avec des prix librement fixés par les fournisseurs.
Un prix repère mensuel est publié par la Commission de Régulation de l'Énergie (CRE) à titre indicatif, mais il ne s'impose à aucun fournisseur. Il sert simplement de baromètre pour comparer les offres du marché.
Concrètement, les copropriétés doivent activement comparer les offres, faire jouer la concurrence et renégocier régulièrement. Les anciens contrats automatiquement migrés vers les offres de marché des fournisseurs historiques sont rarement les plus compétitifs — une renégociation permet presque toujours des économies.
Quand et comment renégocier ?
Le marché du gaz en France compte aujourd'hui une dizaine de fournisseurs actifs : Engie (historique), TotalEnergies, EDF, Eni, Dyneff, Gaz de Bordeaux, Vattenfall, Mega Energie, Ilek (gaz vert), etc. Chacun propose plusieurs offres avec des durées et des structures tarifaires différentes.
Le plus important n'est pas la marque du fournisseur, mais la structure du contrat : prix fixe ou indexé, durée d'engagement, conditions de sortie anticipée, modalités de reconduction, inclusion ou non du certificat d'origine gaz vert.
Notre conseil : anticipez la fin de votre contrat 3 à 6 mois à l'avance pour avoir le temps de comparer et négocier au bon moment du marché. Évitez les signatures en urgence en plein hiver — les prix y sont mécaniquement plus élevés. Et surtout, demandez systématiquement plusieurs devis : les écarts peuvent représenter plusieurs milliers d'euros sur un seul hiver pour une copropriété chauffée au gaz.
